POST DU 17 MAI 2019, 7H56, SUR FACEBOOK

📍Chers Abonnés 🖤, la 3e partie du #17 sera en ligne d'ici quelques heures, et je crois que je vais éviter dorénavant de donner des dates de publication tant que le réseau n'en fera qu'à sa tête. Bref. J'en profite pour dire qu'avec ce #17, un cycle se clôt : certaines bases sont posées, et même si elles doivent toujours absorber l'actualité et y répondre, les épisodes suivants vont commencer à développer plus précisément les concepts principaux, et poursuivre l'analyse critique inédite des thèmes Société | Culture | Pouvoir …et Gilets jaunes, évidemment. Prochain épisode PUCK#18_Voter en son _ _ _ _ et _ _ _ _ _ _ _ _ _ _, la semaine prochaine.
📍 Je vais essayer de diffuser autrement ses 3 parties du #17, …je ne sais pas encore comment, pour qu'elles obtiennent plus de potentiel à défendre le mouvement des Gilets jaunes. Ce n'est pas facile de trouver un angle qui à la fois soit, dans l'idée, "pro" (même si "pas contre" serait plus juste) le mouvement, et à la fois ne soit pas aveuglé par et tributaire d'une certaine idéologie, ou de raccourcis primaires qui ressemblent à de l'engagement mais qui finalement bloquent autant le passage des idées qu'un véritable contre. Et je ne veux pas diriger les PUCKs vers quoi que ce soit qui leur fasse perdre leur indépendance en cédant devant trop simple, ou une étiquette politique, ça, jamais. C'est stratégique, c'est ou le tout, ou rien. Ceux qui s'écrient comme des poètes de bazar sur les barricades me font rire, je n'ai aucune confiance, c'est trop court, trop bêtement furieux, trop sans raison que les petites guerre intramuros parisiennes, c'est sans intérêt, c'est la "petite histoire", je ne tiens pas à réduire les PUCKs pour elle. Mais du coup, et même si ce vide-là confirme tant, c'est compliqué de trouver un relais. Mais je cherche. Et je vous tiens au courant.
À bientôt ! Merci,
Claire
POST DU 26 AVRIL 2019, 7H11, SUR FACEBOOK

📍SPEECH DU JEUDI 25/04 : 7 PRÉMICES THÉORIQUES À UN RÉGIME TOTALITAIRE.
Chers abonnés | Si vous avez écouté le speech hier soir | Outre quelques vulgarités très déplacées comme "portraits chinois" pour désigner la description d'une partie de la société mise en avant par les Gilets jaunes, "cul par dessus tête" pour parler d'une manière d'agir de l'État qui serait difficile à juger vue par les profanes : l'ennui inspiré par l'ensemble d'un discours, réponses comprises, vide, éthéré, une prononciation ridicule "beaucou-pe", une étrange tenue gigotante et des sourires sarkoziens, donc un manque de personnalité, et l'évidence d'une comédie, ne sont vraiment pas les plus inquiétants ni les plus humiliants pour tous.
Derrière la brume saoulante du phrasé, le peu de paysage de sa volonté, de ses idées, qu'on a pu apercevoir, est délirant et grave.
📍
Je pensais que les idées concernant l'Éducation auraient pu provenir du ministère, d'un idiot typique du carriérisme dans ce milieu, mais non, il s'agit des idées présidentielles : ce qu'il a dit concernant la petite enfance, les enjeux de l'École, son devoir de former des "citoyens" pour aboutir à une "nation de citoyens" est définitivement irrecevable et très très dangereux si c'est suivi et appliqué : voilà la première démonstration de l'installation d'un régime totalitaire [dont j'ai commencé à faire la description dans les PUCKs], pour l'instant dans la théorie du discours.
📍
Sa réponse, HALLUCINANTE, concernant "la boule au ventre", et l'angoisse de la société, espérant pour elle que le "sens du collectif" les fasse disparaître chaque matin grâce au bonheur d'être et d'agir dans un tout, soulevé par une pensée pour la lumineuse personne du chef de l'État qui nous conduit vers des temps meilleurs : est la deuxième démonstration de l'installation d'un régime totalitaire, pour l'instant dans la théorie du discours.
📍
Son soudain morceau de réponse concernant le fait que chaque Français se prenne pour une minorité : ce n'est pas de lui, c'est certain, donc ça provient du grand débat avec les intellectuels, et c'est grave, puisque cet état, "se prendre pour une minorité", est conséquentiel à l'étouffement de la société mais j'ai peur que ce ne soit vu que comme, encore une fois, un trait de caractère "gaulois". Ce point-là est totalement irréfléchi, ne semble pas être inséré dans la juste analyse de cause à conséquence, et surtout, il est has been : c'est un état qui a été transitoire entre les années 80 à 2000, et nous en sommes depuis longtemps à aucune revendication de ce type, ou seulement celles qui cette fois ne demandent plus de reconnaissance à l'État mais à l'Éthique.
Ce dernier décalage temporel, plus son extraction de la réelle chaîne temporelle, accusent la norme, la généralité, et des revendications simples et tout simplement de premières nécessités, d'être en fait des caprices d'égoïstes.
"Nous" aurions découvert ce que "nous" ne savions pas, avec cette histoire de "femme seule avec un enfant", et ça prouve aussi qu'il a 20 ans de retard sur la société, mais donc les élites aussi. …20 ans de retard : troisième démonstration.
📍
L'ensemble du discours tourne à vide et sans quitter ses murs : quelque soit ce qu'il promet, rien n'a été appelé provenant d'une évolution mais d'un remodelage de l'existant avec obligation de suivre et de prendre sur soi. Il n'y a pas de cap, une ligne avec une direction, il y a une horizontalité, une règle qui s'abaisse et presse jusqu'à ce que tout le monde ait la même taille, alors, mais il l'ignore, que tout le monde a déjà la même taille : d'où la paralysie et l'angoisse sociétales. Il va donc décupler le premier mal, rajouter une couche et l'étendre au travers du report de sa responsabilité sur les régions, mairies, et toujours plus près du "sol", c'est illusoire mais c'est un filet fixant puissant : quatrième démonstration.
📍
Il imagine modifier la formation et la mise en place des futures élites, sous couvert de promesses d'égalité, il détruit une caste et préserve celle déjà en place, c'est la reformation d'une élite de l'élite et la future coupure avec ses détracteurs, une sur-élite générationnelle compatible avec lui et dépendante de lui : cinquième démonstration.
📍
Il n'a fait qu'affirmer qu'il avait raison. Parce qu'il l'affirme sans opposition : c'est un fait "passé". Et c'est donc non négociable. Ce sens-là est la sixième démonstration de l'installation d'un régime totalitaire, pour l'instant dans la théorie du discours.
📍
Vers 2025 ? Même ça n'a pas été relevé*.
Le manque de mordant des journalistes, les commentaires qu'on sentait assommés de sommeil et un peu perdus, le manque de réactivité immédiat de tous les premiers commentateurs à l'écoute d'un discours pareil est invraisemblable : il a gagné.
Il y aurait dû y avoir des huées. La bienséance, si ce n'est le décor, l'ennui, l'incompréhension sûrement, et tout simplement la bêtise collégiale et la lâcheté ont laissé passer. De même dans les réactions tweetées des politiques.
Une fois de trop. Il aurait fallu hurler.

* : Laurence Ferrari l'a relevé.
Back to Top