Le #24 qui arrive (enfin) devant les gouffres des raisons de la constitution d’une société totalitaire et officialise, par la preuve de la distorsion du langage, la mise en place d’un régime totalitaire.
J’ai commencé les PUCKs GJ en argumentant que la seule différence entre la société et le reste des Gilets jaunes, alors qu’ils en faisaient intégralement partie et qu’ils avaient évidemment vécu les mêmes années qu’elle, était leur liberté de langage, d’elle provenaient une autre consience, indépendante, une certaine force, une unique et rare re-capacité à admettre l’autre, lui parler, reformer un groupe, et donc, évoluer par cet ensemble ; ensuite, même si ça n’a pas été encore beaucoup développé, j’ai proposé que cette liberté de langage ait été conservée toujours ou, surtout, réapprise, retrouvée, reprise à une vie, à des chutes, à des configurations sociétales et professionnelles, rarement sans un vaste combat personnel.

Dans les épisodes précédents, j’ai très souvent mis en cause le langage des élites, du Pouvoir, d’une hiérarchie pour ayant créé le vide entre lui et le reste de la société ; dans cet épisode #24, je commence à ajouter les premiers grands pans thématiques, historiques, de la création de ce vide. Aucun pan n’est dépendant de l’autre, de l’économie à la sexualité, c’est toute la complexité : parler de l’un ne signifie rien tant que tous les autres ne sont pas analysés, et ce toujours sur une période temps minimale de plusieurs dizaines d’années couvrant toutes les générations, et c’est pourquoi nous sommes arrivés à la solution d’une révolution, quelle que soit sa forme, inédite, justement parce que « tout » est à faire pivoter, parce que « tout » est lié.
Le « pourquoi », le « comment », et les faire savoir chacun, sont les seuls antidotes sociétaux. En temps de « paix » et de compétences bien réparties, en temps de bonne santé d’une société, ils sont gérés par la société même, assez inconsciemment, dans ses jours même, dans sa transmission générationnelle, et réellement pris en main en temps réel par les élites, qui, du coup, soutiennent l’évolution naturelle de la société, et la dirigent, entre chaque micro temps passé/futur, parce que les élites ne la quittent pas des yeux et utilisent leur science pour elle : notamment une vaste connaissance historique et une vision de l’avenir. [Quand bien même cette organisation-là aura toujours pour essence un « idéal » n’ayant de façon pratique jamais existé vraiment, vouloir l’atteindre suffisait.]

Mais depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, et en France particulièrement, avec la silencieuse et perverse bombe 68, seul le « temps réel » a survécu, et c’est un symptôme d’un temps de « guerre ». Le deuxième symptôme est la distorsion du langage. Le troisième symptôme est l’impossibilité, quand bien même 600000 personnes hurlent dans la rue, des VÉRITÉS, de se faire entendre, parce que c’est la preuve que la distorsion du langage n’est pas dénoncée et qu’incroyablement un langage inaudible, insensé, parvient quand même à actionner TOUTE la machine sociétale. Et pour où ? Pour quoi ? Et comment ?

Pour la deuxième fois en moins d’un siècle – ce qui est intolérable, parce que nous sommes prévenus – les mêmes caractéristiques à une catastrophe sont en place. Mais par contre, pour la première fois : ce ne sont pas les élites qui alertent. Mais regarder cette « crise » comme ils disent tous, comme les pauvres se levant contre les trop riches est d’une immaturité stupéfiante, un archaïsme ridicule, d’une bêtise grave, au diagnostic faux, et ce n’est pas sur cette chaîne qu’on entendra une harangue dans ce sens.
À l’échelle de l’homme, on admet qu’un an, 5 ans, 20 ans après le décès d’un proche, un divorce, un drame, les conséquences continuent à s’accumuler, tant et tant, qu’un événement est soudain, longtemps après, lisible comme le contre coup, que toute une attitude soudain est lisible comme du déni si l’absorption du choc a été niée et que pourtant tout le dénonce. Imaginez à l’échelle d’un monde ? Nous y sommes : il avoue son choc, et ne le sait pas, voire le niera.
Croire que la raison d’aujourd’hui date d’hier, c’est à nouveau tout nier. Chercher à comprendre et remonter à la source, c’est un travail infernal, et monstrueux. C’est celui des PUCKs, et il ne pourra jamais continuer sans autres compétences scientifiquement ajoutables, il est incomplet dans trop de domaines, mais que ce travail existe ou pas est sans importance, puisque ce n’est jamais lui qui actionnera quoi que ce soit, ce sont les personnes qui parce qu’elles s’étaient déjà portées en avant, ont cherché de quoi y rester et continuer ; dans les adjuvants, il y a les PUCKs qui ont soudain une concordance utile avec une époque, mais il ne faut jamais rien inverser : ce sont bien elles, le public, la source, bien plus vaste, les essentielles.
TEXTE CRU

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