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PUCK#36_  « LE GRAND DÉBAT DES IDÉES » (du 18 mars 2019, à l’Élysée)
📍Chers Abonnés 🖤 | Pas de problème technique sur cet épisode, mais j’ai révisé son contenu et viré environ ½ heure et donc dû refaire deux encodages. Ce n’est pas que ce n’était pas pertinent, mais c’était vous demander beaucoup au niveau d’un questionnement théorique prolongé sur le niveau de langage et du contenu des speeches des invités au débat, la construction de leur intervention, alors que j’en dis quelques mots qui suffisent déjà bien. Ce n’est pas un épisode facile, ni fun, ni dans la ligne réfléxive des PUCKs puisque ça concerne des paroles rapportées, mais ça reste analytique et par contre l’épisode est vraiment nécessaire : on ne pouvait pas faire comme si nous « savions » d’office ce qui avait été dit et surtout « pas » dit, et on ne pouvait pas ignorer, même pour 3 à 7 mn par intervention, ce que tous les directeurs et responsables de ci et ça, ou hautement placés, avaient jugé bon de dire à cette soirée. J’ai viré aussi ma stupéfaction colérique à entendre certains, par exemple, pour le plus honteux et grotesque, une jeune chercheuse a réussi à choisir de parler de la si immmmmense difficulté pour les chercheurs, qui éventuellement voulaient revenir en France, à trouver un appartement, que ça les arrêtait, ils ne revenaient pas. Beaucoup trop ont pleuré pour des budgets, des salaires : peu savaient vraiment comment on se conduit à la cour pour obtenir quelque chose, décidément. Et ce n’était pas le sujet, de toute façon.
C’était lamentable : et attention : les 3 uniques idées dont je parle dans la dernière partie de l’épisode, en aucun, aucun, cas n’ont été présentées ainsi, c’est bien pour ça que j’ajoute le mot « translation », c’est du PUCK. J’ai tenté de sauver ce que je pouvais, et d’emporter ailleurs pour en faire quelque chose d’utile quelques mots, mais tellement ailleurs, qu’ils sont presqu’hors du contexte, cette fois, dont je les ai sortis.
Désespérant. Et plus j’y pense, plus c’est angoissant.
Mais c’est la situation : il n’y a pas de puissance dans ces élites-là, ou juste bravache, vulgaire, bornée, égoïste, limitée, donc dangereuse. Leur manque de compassion, leur manque de cœur, leur manque de muscle, d’audace, et d’engagement, sont paniquants.
J’ai viré de l’épisode toutes les interventions, loin du compte mais assez intéressantes sinon, pour rester des pistes à suivre, parce qu’elles étaient trop indirectes, mais on dira que je retiens une dizaine de noms, pour une suite, joindre ces personnes. Peut-être.
La conclusion, c’est que, vivant pourtant dans la même société et tous au même moment, ils ne savent que très peu de vous ou moi, et que c’est la raison pour laquelle, vous ou moi devons en savoir beaucoup, sur eux.
J’ai oublié de décrire l’attitude de l’autre, prenant des notes, se jetant soudain littéralement, tout courbé, la tête collée à son papier, presque la tête penchée : une attitude que les profs connaissent bien, de l’élève qui veut montrer ostensiblement son inspiration ou son intérêt si vif. Une attitude physique d’ado, à tourner sa chaussette, penché sur le côté, quand il parlait, et bouger comme une girouette sinon. C’était à lever le cœur. Comment, mais comment personne ne l’a arrêté bien « avant » ? Comment tous ont choisi d’être dupés ?
Il n’y a rien, je ne le dirai jamais assez : rien, et le maximum de danger provient encore de ceux qui continuent à le faire exister en lui prêtant une réalité, quoi que ce soit de tangible.
Quand il parlait et que je voyais celui à qui il renvoyait une réponse acquiescer, voire faire une mimique d’accord ou d’un « oui, hélas », enfin un truc qui rendait donc réels, intelligibles, ses mots, alors qu’ils étaient incompréhensibles, insensés ? C’était effroyable.
Je ne comprendrai jamais.
Si vous avez des questions, si vous vous demandez, même comme ça, si certains sujets ont été abordés lors que je n’en parle pas : je peux répondre et donner les noms et quand dans la timeline, dans les commentaires.
TEXTE CRU

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